CIELT - Centre international d'études sur le linceul de Turin
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Réponse à la vidéo de Nota Bene et à l’article de La Croix L’hebdo

Vendredi saint 3 avril 2026. Le n° 327 de l’hebdomadaire La Croix. L’Hebdo sort en kiosque. Avec, en couverture, une image négative du visage du Christ tel que le révèle le Linceul de Turin et un titre accrocheur Saint Suaire. Le vrai du faux. L’article figure aux pages 30 à 42 et est signé de Gonzague de Pontac.
Jeudi 16 avril 2026, sur la chaîne Nota Bene qui totalise 2,7 millions d’abonnés, une vidéo de Benjamin Brillaud, intitulée Autopsie d’une escroquerie : le Saint Suaire, est publiée.
Le même jour, Tristan Casabianca tourne avec Matthieu Lavagna une Réponse à la vidéo de Nota Bene et à l’article de La Croix L’hebdo. Nous vous recommandons vivement le visionnage de cette vidéo (à voir sur Youtube) qui est une réponse extrêmement rapide aux témoignages cités et dont voici un résumé.

La première partie de l’émission est consacrée à la vidéo de Benjamin Brillaud.
Les intervenants évoquent leur déception sur plusieurs points : les deux premiers tiers de la vidéo n’évoquent pas le Linceul, qui constitue pourtant son titre, mais les reliques en général ; l’émission n’évoque que l’aspect historique du Linceul alors que les partisans de l’authenticité s’appuient sur des données scientifiques ; la découverte d’une phrase mentionnant le suaire de Lirey dans un traité de Nicolas Oresme a déjà un an et l’importance de cette découverte est assez réduite : « une note de bas de page » comme l’a dit un historien italien ; les hypothèses de Cicero Moraes (orthographié « Moraeis » ce qui indique le niveau de la recherche journalistique !) sont évoquées très rapidement sans mentionner la controverse qui a suivi dans la revue académique Archaeometry.

La seconde partie de l’émission porte sur l’article de Gonzague de Pontac.
Un premier reproche est fait sur le « manque de déontologie journalistique » d’un auteur qui ne donne pas la parole aux deux parties. Ensuite sont pointées :
> un certain nombre d’erreurs
– une mauvaise compréhension de la « négativité » ; par ce terme on doit en réalité comprendre que les détails sont beaucoup plus discernables lorsque l’image est en négatif ;
– la superficialité de l’image ; l’auteur ne distingue pas les deux niveaux de superficialités : le fait que l’image ne soit présente que sur 2 ou 3 fibres les plus extérieures des 200 fibres  qui composent le fil et le fait que l’image ne soit présente que sur une épaisseur de 0,2 micron ;
– la sindonologie qui est présentée comme une « para-science » autorisant des méthodes uniques et générant des résultats inclassables alors que les sindonologues sont juste des experts dans leur domaine, appliquant les sciences qu’ils pratiquent à un objet qui est le Linceul de Turin ;
> des connaissances dépassées, par exemple sur la présence de sang qui, depuis les années 1980, ne fait plus débat ;
> une défense anonyme de la datation au carbone 14 !
> des explications qui ne tiennent pas la route évoquant une peinture très dégradée ou une toile imprimée.

Les intervenants concluent en invitant les sceptiques à présenter une hypothèse alternative à la création de l’image avec les seuls outils disponibles au Moyen Âge !