CIELT - Centre international d'études sur le linceul de Turin
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Les analyses

Le STuRP (Shroud of Turin Research Project)

Le STuRP est une équipe de 33 scientifiques fondée en 1976, à l’initiative du physicien John P. Jackson, du thermodynamicien Éric J. Jumper et du radiographe Robert W. Mottern, pour analyser le Linceul de Turin. Il rassemble des physiciens, des chimistes, des photographes et un médecin légiste.
Lorsqu’en 1978 Turin célèbre le 4e centenaire de l’arrivée du Linceul en ses murs, le STuRP, avec l’autorisation du roi Umberto II, propriétaire du Linceul, et des autorités religieuses, procède, à l’issue de l’ostension solennelle, sur place et durant 120 heures continues du 8 au 13 octobre, à des analyses sur le tissu et à des prélèvements d’échantillons sur des bandes collantes. Le but est de déterminer au moyen d’expériences non destructrices, la composition chimique et le caractère de la ou des images empreintes sur le Linceul.
Les données sont ensuite analysées pendant 3 ans et font l’objet d’articles envoyés à des revues scientifiques à comité de lecture. Le rapport final est distribué lors de la conférence de presse du 9 au 11 octobre 1981. Le Linceul porte une image, scientifiquement inexpliquée, d’un homme flétri et crucifié ; il ne s’agit pas d’une œuvre d’art. La formation de l’image demeure un mystère, aucune explication combinant la physique, la chimie, la biologie et la médecine n’a pu être trouvée, certaines explications plausibles pour l’une de ces sciences étant contredites par une autre. Un consensus porte sur le fait que l’image a été produite par un phénomène ayant oxydé et déshydraté la cellulose des microfibrilles du lin. Le tissu ne présente aucune trace de pigment, peinture ou colorant, ni aucune substance générée par le corps qui expliquerait l’image. Celle-ci a l’aspect d’un négatif et comporte des informations tri-dimensionnelles ; elle existe aussi là où il n’y a pas eu de contact entre le corps et le tissu ; elle n’est présente que dans la partie supérieure des fibrilles du lin. L’existence de taches de sang est attestée ; il n’y a pas d’image en-dessous ce qui prouve qu’elles se sont formées avant l’image.
Pour aller plus avant, le StuRP adresse, en 1984, au pape, désormais propriétaire du Linceul, via le cardinal Ratzinger, préfet de la congrégation pour la doctrine de la Foi, un Official proposal for the scientific study of the Shroud of Turin comportant 26 examens multidisciplinaires. Mais les laboratoires de radiocarbone poussent le Vatican à n’effectuer que la radio datation C14. On connaît la suite…
Le STuRP continue de travailler jusqu’au 1er octobre 1998 où Thomas F. D’Muhala annonce sa dissolution. Les échantillons et photographies, par permission d’Umberto II, sont la propriété des chercheurs ; beaucoup sont maintenant détenus par le Shroud of Turin Education and Research Association (STERA) qui gère le site The Shroud of Turin Website.